Les PME testent leurs produits grâce au numérique
Le monde virtuel accélère la mise en marché
Parmi les réseaux à haute vitesse dédiés à la recherche et à l’éducation, dont la plupart des pays développés se sont dotés, le réseau canadien CANARIE se distingue par son offre aux PME.
Démarrée en avril 2011, l’initiative intitulée « Accélérateur technologique pour l’innovation et la recherche (ATIR) » offre aux PME sa plateforme de recherche et développement pour leur permettre de concevoir des produits, créer des prototypes, les valider et en effectuer la démonstration.
Cela permet aux PME non seulement de réduire le temps requis pour développer des produits ou des idées neuves, principalement à grande échelle, mais aussi de diminuer la somme de ressources nécessaires (immobilisations, locaux, énergie, personnel) dans lesquelles les entreprises doivent généralement investir en phase de développement.
Comme le précise le site du projet : « L’ATIR ajoutera des capacités de calcul et de stockage au réseau national à ultra haute vitesse de CANARIE et mettra ces ressources à la disposition des participants par le biais des réseaux provinciaux (Réseaux optiques régionaux évolués ou RORE). Il mettra aussi en place d’autres moyens d’accès au réseau, afin que les utilisateurs disposent d’une plus grande marge de manœuvre quand ils voudront se connecter à la plateforme R-D par WiFi, macrocellule ou réseau privé virtuel (VPN), via l’Internet. »
Le réseau CANARIE, en effet, reliait principalement les universités à travers le Canada, ce qui n’était pas forcément l’accès le plus aisé pour les entreprises, d’où l’idée de leur offrir des accès plus diversifiés et éventuellement personnalisés. Cela était d’autant plus légitime que les projets en développement sont hébergés dans le « nuage », les rendant donc potentiellement disponibles depuis n’importe où.
L’infonuagique permet d’exploiter simultanément les ressources du réseau tout en offrant un espace cloisonné à chaque PME, et un accès privilégié à leurs projets grâce à une interface de navigation ou à des interfaces programmables (API).
Potentiellement, l’infonuagique est une technologie permettant déjà de gagner en rapidité d’exécution ; couplée au réseau haut débit de CANARIE, dont les vitesses de transmission de données varient entre 10 Gbps et 100 Gbps selon les tronçons exploités, l’ATIR permet donc d’accélérer les tests et d’offrir des résultats rapidement sur le potentiel commercial d’un produit.
On peut supposer, cependant, que les entreprises se connectant sur leur propre réseau profiteront effectivement des ressources en nuage, mais pas du très haut débit de CANARIE.
Voici le type d’applications logicielles que l’ATIR prévoyait de développer :
- Applications recourant à un parc échelonable de serveurs auquel les clients ont accès par réseau. Un jeu en ligne à nombre très élevé de joueurs (MMO) en est un exemple, tout comme un logiciel de télécommunication, tel un serveur employé pour la facturation ou pour desservir les abonnés à domicile.
- Tout ce qui exige la collecte d’une grande masse de données, la corrélation de ces dernières et leur traitement en parallèle.
- Logiciels de transaction, comme les opérations bancaires électroniques.
- Applications Web, comme les réseaux sociaux.
Offert gratuitement aux PME pour cette phase pilote, le projet se termine fin mars 2012 et devrait être reconduit si les résultats positifs se confirment.
SOURCES
ATIR – http://www.canarie.ca/fr/programme-atir/a-propos, en ligne, consulté le 15 février 2012.
CANARIE, 15 février 2012, « COUP DE POUCE AUX PETITES ENTREPRISES DU CANADA ». En ligne (15 février 2012) :
http://www.canarie.ca/templates/news/releases/2012-02-15_DAIR_Survey_fr.pdf
Date de publication
17 février 2012




