Écoles autochtones en réseau (ÉAR)

Détail d'un projet


Écoles autochtones en réseau (ÉAR)

Date

2011 - En démarchage

Défi

Depuis 2002, le CEFRIO, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) et une équipe de recherche explorent et développent des approches qui améliorent l’environnement éducatif des petites écoles du Québec à l’aide des technologies de l’information et de la communication (TIC). En dix ans, grâce à l’implication de plusieurs commissions scolaires du Québec, de nombreux apprentissages ont été réalisés en matière d’utilisation pédagogique des TIC en classe et, notamment, dans l’utilisation des outils de collaboration et de réseautage.


Au printemps 2010, le CEFRIO a collaboré à une démarche d’intervention auprès de trois communautés autochtones distinctes du Québec : les Attikameks, les Algonquins et les Inuits. Cette démarche consistait en un diagnostic de la situation actuelle de l’enseignement et de la technologie dans les écoles primaires et dans l’encadrement des enseignants. Les résultats de ce diagnostic ont permis de dégager plusieurs pistes de projets potentiels avec les communautés autochtones rencontrées.


À l’hiver 2011, le CEFRIO, en collaboration avec Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et appuyé par le Conseil en éducation des Premières-Nations (CEPN), a mené un projet-pilote de 5 mois faisant l’expérience de la mise en réseau de deux écoles primaires algonquines des communautés de Pikogan (école Migwan) et du Lac Simon (école Anikobi). L’expérimentation a permis d’ajuster le modèle d’intervention de l’École éloignée en réseau et d’éprouver la démarche dans le but de proposer un modèle d’application pédagogique des outils de télécommunication en contexte autochtone.

Solution

Le CEFRIO est à la recherche de partenaires pour le démarrage de ce projet d’envergure, les Écoles autochtones en réseau (ÉAR), dans une démarche de recherche-expérimentation. Le projet ÉAR vise à soutenir le déploiement d’approches pédagogiques novatrices autour des TIC en classe, dans des écoles des milieux autochtones du Québec. Des actions concrètes sont proposées pour la mise en œuvre de stratégies ciblées et le projet vise la promotion du changement au niveau local, en passant par l’école et en associant les leaders des communautés concernées. En outre, le CEFRIO appuie le projet par son expérience dans une approche intégrant les acquis issus de nombreuses années dans l’habilitation des enseignants à l’intégration des TIC en classe. Ces acquis sont riches et diversifiés, et mettent de l’avant une perspective axée sur le développement professionnel des enseignants et leur capacité à élargir leur répertoire de compétences.


En effet, l’usage des TIC en classe requiert de nouveaux rôles chez les enseignants, des rôles où ces derniers s’activent à accompagner les élèves de différentes façons (orienter, étayer et évaluer leurs démarches), dans l’acquisition de compétences à utiliser l’information numérique, à travailler en équipe, à résoudre des problèmes complexes. Le développement de ces compétences attendues au 21e siècle requiert, chez les enseignants, des pratiques pédagogiques différentes. Le succès du projet passe, entre autres, par l’identification, parmi les enseignants, de leaders qui pourront être des vecteurs de l’innovation et ainsi faciliter l’appropriation de l’approche dans leur milieu, au bénéfice des élèves.

Dernières nouvelles

  • Le rapport de recherche du projet-pilote a été présenté au Conseil d’Éducation des Premières Nations (CEPN) et aux partenaires terrain (écoles participantes) en octobre 2011.
  • Télécharger le rapport de recherche
  • Les écoles ayant participé au projet-pilote de 2011 ont manifesté leur intérêt à poursuivre l’expérimentation dès le démarrage du projet ÉAR.
  • Des rencontres avec des partenaires potentiels sont en cours, pour toute question ou pour manifester votre intérêt à participer ou à soutenir le projet ÉAR, nous vous invitons à communiquer avec la directrice du projet, Mélanie Normand.

    Chercheur(s) associé(s) au CEFRIO

  • Glorya Pellerin, professeure en technologies de l'information et de la communication en enseignement et en formation pratique, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

En collaboration avec

Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Partenaire(s)