Le commerce électronique au Québec : croissance des achats en ligne sur mobile

Partenaires commerce électronique 30 avril 2015

Les modes de paiement privilégiés

La carte de crédit loin devant

Lorsqu’il est question de payer ses achats en ligne, la carte de crédit est le mode de paiement qui occupe le haut du pavé. Parmi les adultes qui ont acheté en ligne au cours de la dernière année, 85,7 % ont utilisé une carte de crédit pour payer. Cette proportion est loin devant PayPal qui arrive en deuxième position, utilisé par 53,2 % des cyberacheteurs. Les autres modes de paiement sont tous beaucoup moins populaires, ne dépassant pas les 15 %.

D’ailleurs le portrait des modes de paiement demeure très similaire à celui de l’année dernière. La carte de crédit est bien ancrée dans les habitudes de paiement des cyberacheteurs québécois.

 

La carte de crédit généralement perçue comme sécuritaire

L’usage important de la carte de crédit comme mode de paiement s’explique en partie par la confiance que les cyberacheteurs québécois y accordent pour faire des achats en ligne. En effet, 85,8 % d’entre eux considèrent qu’il est très sécuritaire (23,9 %) ou assez sécuritaire (61,8 %) d’acheter en ligne à l’aide d’une carte de crédit.

En contrepartie, les adultes n’ayant pas acheté en ligne au cours du mois précédant l’enquête ont une opinion différente. Seulement, 42,3 % d’entre eux considèrent qu’il est très sécuritaire (7,8 %) ou assez sécuritaire (34,5 %) de réaliser des achats par carte de crédit sur Internet.


 
On peut donc supposer que la perception de sécurité de la carte de crédit constitue un frein à l’adoption du commerce électronique chez certains adultes québécois. Cette proportion est toutefois en baisse, car on remarque une avancée positive de la perception de sécurité des transactions par carte de crédit depuis 2010 (56,9 % en 2014 contre 48,6 % en 2010).

Les transactions d'achat perçues différement selon le type d'entreprise

Aux yeux des internautes québécois, les transactions avec les grands détaillants sont perçues comme étant à la fois relativement faciles et sécuritaires. En effet, en ce qui concerne la facilité des transactions, sur une échelle de 0 à 10 où 0 signifie « pas du tout facile » et 10 « très facile », les grands détaillants obtiennent une note moyenne de 7,2 / 10. Quant à la sécurité des transactions, sur une échelle 0 à 10 ou 0 signifie « pas du tout sécuritaire » et 10 « très sécuritaire », ils obtiennent une note moyenne de 7 / 10.
La situation est similaire pour les entreprises ne faisant affaire que sur Internet, comme Amazon ou eBay, qui se voient attribuer une note de 7,1 / 10 pour la facilité des transactions et 7 / 10 pour la sécurité des transactions.

La perception est moins favorable pour les petits commerçants indépendants. Ceux-ci obtiennent une note de 6 / 10 pour la perception de la facilité des transactions, soit bien en deçà des grands détaillants et des entreprises faisant affaire exclusivement sur Internet. La sécurité des transactions avec les petits commerçants est encore plus mal perçue avec une note moyenne de 5,4 / 10.

Ces données soulignent le besoin de mettre en place des moyens afin d’aider les petits commerçants à faire efficacement du commerce électronique. En effet, autant la perception des internautes québécois vis-à-vis les transactions en ligne est favorable au développement du commerce électronique chez les grands détaillants et les entreprises faisant affaire uniquement sur Internet, autant elle semble être un frein pour les petits commerçants indépendants.
 
Comparer les entreprises qui vendent en ligne à d’autres types d'organisations permet de mettre en contexte la perception des internautes envers les transactions sur Internet. En comparant la perception des transactions réalisées sur Internet avec les institutions financières (NETendances, volume 5, numéro 8) et le Gouvernement du Québec (NETendances, volume 5, numéro 6), on constate encore plus clairement la place peu enviable occupée par les petits commerçants indépendants.

La sécurité et la protection des renseignements personnels, importants pour les consommateurs… et les entreprises.
Les internautes américains ne badinent pas avec la sécurité de leurs renseignements personnels et ils s’attendent à ce que les entreprises en fassent de même.

Au total, 76 % des internautes américains indiquent qu’ils cesseraient de faire affaire avec un commerçant ou d’utiliser ses produits et ses services s’ils apprenaient que leurs renseignements privés avaient été brimés par celui-ci. Presque autant (69 %) seraient moins enclins à magasiner ou à acheter chez un commerçant qui aurait été victime d’une brèche de sécurité et 53 % disent être prêts à payer plus pour transiger avec une organisation qui défend proprement leurs renseignements privés.

Bref, non seulement il peut être payant pour les entreprises de veiller à la sécurité des renseignements personnels recueillis en ligne, il peut aussi leur coûter très cher de ne pas le faire.

Source : eMarketer (6 mai 2014). « Consumers of All Ages More Concerned About Online Data Privacy ». En ligne (19 mars 2015), [http://www.emarketer.com/Article/Consumers-of-All-Ages-More-Concerned-About-Online-Data-Privacy/1010815 x].

 

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