L'empreinte numérique des Québécois

Partenaire 6 septembre 2017

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L'empreinte numérique des Québécois

Les Québécois sont globalement réticents à partager leurs informations personnelles
sur Internet confirme un nouveau volet de l'enquête NETendances

Pour une seconde fois cette année, l’enquête NETendances présente une nouvelle thématique qui porte cette fois sur l’empreinte numérique des Québécois. Celle-ci se définit par l’ensemble des traces que nous laissons volontairement ou non dans les serveurs, moteurs de recherche, systèmes de sauvegarde, messageries et dans tous les autres les services accessibles sur le Web. Si 69 % des internautes québécois ont déjà, dans le passé réussi à supprimer au moins une fois l’historique de navigation et des témoins (cookies) de leur navigateur, ils sont par contre beaucoup moins nombreux à être allés plus loin pour contrôler leur empreinte numérique : seulement 49 % ont déjà changé des paramètres de sécurité de leur outil de navigation, 37 % ont déjà utilisé le mode privé pour aller sur Internet et 30 % ont déjà installé une extension pour protéger leurs informations personnelles.

Citation

« La propension à partager ou non les renseignements personnels varie significativement selon l’âge des internautes. Les 18 à 34 ans (génération Y) sont plus ouverts à ce sujet, tandis que les 55 ans et plus ont davantage de réticences à divulguer leurs renseignements personnels » affirme Claire Bourget, directrice principale de la recherche marketing au CEFRIO. « On remarque également que les répondants moins scolarisés affirment se sentir moins aptes à protéger leurs données personnelles » conclut-elle.

Les Québécois se disent « très ou assez à l’aise » de partager leurs renseignements personnels sur le Web avec le gouvernement ou les institutions financières dans une proportion de 59 % comparativement à 33 % en ce qui concerne les détaillants, 28 % pour les agences de voyage et loisirs et 25 % pour les fournisseurs de services de divertissement. De plus, les internautes québécois estiment « très ou assez sécuritaires » la transmission de données personnelles sur les sites Web des institutions financières (72 %) et des ministères ou organismes gouvernementaux (74 %).

Empreinte numérique et commerce en ligne

On constate un écart important par rapport au niveau de confiance qu’accordent les internautes québécois sur la sécurité et la protection des renseignements personnels lorsqu’ils consultent les sites des commerçants en ligne. La moitié d’entre-eux (53 %) considèrent les sites des grands commerçants (Amazon, Canadian Tire, Best Buy, Archambault) comme étant « très ou assez sécuritaires ». Ce taux de confiance s'élève à 27 % pour ce qui est des petits commerçants.

Des contradictions dans les habitudes de partage sur les réseaux sociaux

La majorité des internautes québécois (73 %) sont craintifs à l’idée de transmettre des renseignements personnels (nom, adresse, numéro de téléphone, numéro de carte de crédit) sur les réseaux sociaux. En effet, seulement 21 % jugent les réseaux sociaux « très ou assez sécuritaires». Par contre, cette méfiance ne se reflète par nécessairement dans leurs comportements. Le volet médias sociaux de cette même enquête a démontré en juillet dernier que 42 % des internautes québécois ont dit avoir « partagé » ou cliqué « j’aime » sur la publication d’une marque, d’un détaillant ou d’un produit sur les réseaux sociaux, permettant ainsi aux entreprises d’accéder à une partie de leur identité.

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