Économie québécoise du partage

Partenaires 25 octobre 2017

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Économie québécoise du partage

Des usages toujours embryonnaires

Cette édition de NETendances dévoile que l’usage des services de l'économie de partage demeure embryonnaire au Québec. L'usage des services de partage de voiture est celui qui est le plus répandu, mais il varie grandement selon l’âge des utilisateurs. Les adultes âgés de 18 à 24 ans se servent des services tels UBER, Communauto et Amigo Express dans une proportion nettement supérieure (23%) aux autres segments de la population.Les résidents de la région métropolitaine de Montréal (10%), les non-francophones (13%), les personnes de sexe masculin (9%) et les plus scolarisés (11%) ont tendance à employer davantage les services de partage de voiture. La majorité (59 %) des utilisateurs ont mentionné avoir utilisé ses services entre 1 et 3 fois au cours de la dernière année, 14 % de 3 à 10 fois et 27 %  plus de 10 fois.

Citation

« Le service d’économie de partage le plus populaire dans la province sont les services de partage de voiture qui ont été utilisés par 7 % des Québécois lors de la dernière année ». affirme Claire Bourget, directrice principale de la recherche marketing au CEFRIO.

Partage de biens entre particuliers

Une autre tendance en économie de partage est celle de la location de biens personnels chez les particuliers. Au cours de la dernière année, 3 % des Québécois seulement ont offert en location de courte durée des biens personnels comme un appartement, une voiture, des appareils électriques ou encore des outils. Cette proportion double chez les adultes âgés de 35 à 44 ans (6%). Les hommes (5 %), ceux ayant un revenu familial supérieur (7 %) et ceux étant plus scolarisés (6 %), sont plus nombreux à avoir proposé leurs biens personnels en location.

Sociofinancement

L’utilisation des plateformes de sociofinancement a également été scrutée par l'enquête NETendances. Les 25 à 44 ans (40% chez les 25 à 34 ans et 32% chez les 35 à 44 ans), les hommes (32%), les personnes les plus scolarisées(37%), ayant un revenu familial supérieur (38%) et résidant dans les régions de Québec (34%) et Montréal (27%), sont plus nombreux à connaître et à participer à ces plateformes. Parmi les plus populaires, mentionnons Kickstarter qui compte près de 14 millions de contributeurs partout dans le monde et qui est aussi la plus connue chez les adultes québécois puisqu’un adulte sur 5 (19 %) la connaît. Viennent ensuite les plateformes Indiegogo et la Ruche (8 %) et Ulule (4%). Parmi les adultes québécois qui connaissent des plateformes de sociofinancement, seul 11 % d’entres-eux mentionnent y avoir concrétisé le financement d’un projet. Pour l’ensemble de la population, cette proportion est de 3 %.

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