Compétences numériques des adultes québécois

Compétences numériques des adultes québécois

Près de la moitié des Québécois se perçoivent très compétents en matière de numérique


Le CEFRIO dévoile
un nouveau volet de son enquête NETendances portant sur les compétences numériques des adultes québécois, des compétences de plus en plus importantes pour tirer profit de l'apport des technologies qui modifient en profondeur le quotidien des citoyens. Actuellement, près d’un Québécois sur deux (45 %) considère avoir un niveau de compétences numériques élevé.

Les résultats de l'enquête permettent de constater que le niveau de compétences est fortement lié au niveau de la scolarité : plus le niveau de scolarité est élevé, plus le sentiment d’aisance sur le plan numérique augmente. Une fracture numérique est également observée à partir de 55 ans, mais aussi sur le plan régional : les Québécois habitant en région disent se sentir moins à l’aise avec le numérique, comparativement aux résidents de la région de Montréal. 

Les répondants de l'enquête ont été interrogés sur cinq domaines de compétences numériques : information, communication, création de contenu, sécurité et résolution de problèmes.

20 % des Québécois se sentent faiblement compétents pour effectuer des transactions en ligne

« Même si plus de la majorité des répondants se considère très habile pour compléter des transactions en ligne, 20 % s’estiment quant à eux faiblement compétents à transiger sur le Web, ce qui les laissent probablement en marge du commerce électronique, qui lui, est en plein essor » souligne Claire Bourget, directrice principale de la recherche marketing au CEFRIO.

Les Québécois les moins à l’aise avec les transactions en ligne sont surtout des individus âgés de 55 ans et plus, ayant une scolarité complétée de niveau primaire ou secondaire et à revenu faible (moins de 20 000 $ par année).

Une tendance à surestimer le niveau de compétences numériques

Parmi les Québécois qui disent posséder un niveau de compétence élevé, près de 20 % affirment n’avoir jamais publié de messages dans des forums de clavardage (incluant les réseaux sociaux comme Facebook), ni téléversé de documents (images, films, musique…) sur des sites Internet, ou encore fait des appels à l’aide de Skype ou FaceTime, par exemple.

Autres faits saillants

  • Les femmes sont significativement plus nombreuses à se sentir moins habiles en ce qui concerne la protection des renseignements personnels et des virus, que ce soit sur Internet ou sur un ordinateur.
  • Plus d’un Québécois sur deux se dit à l’aise de communiquer avec ses proches par Internet. Les plus jeunes (moins de 25 ans) sont ceux qui semblent être les plus compétents à réaliser cette activité.

Les compétences numériques sont au coeur des priorités d'action du CEFRIO, qui a publié quatre études sur le sujet dans les six derniers mois, abordant notamment les compétences requises dans les PME, celles des membres des ordres professionnels dans la pratique professionnelle en santé et relations humaines et celles des parents d’enfants d’âge scolaire.

Des compétences numériques qui varient en fonction des activités réalisées

Près d’une quinzaine d’activités en ligne ont également été évaluées en lien avec les compétences numériques de adultes québécois. Les activités pour lesquelles les Québécois jugent leurs compétences plus élevées sont l’utilisation d’un moteur de recherche, l’envoi de courriels contenants des fichiers joints (photos et documents) et le téléchargement de documents, de jeux, d’images, de films ou de musique. À l'inverse, celles pour lesquelles ils s'estiment moins compétents sont le partage de fichiers poste-à-poste (peer-to-peer) pour échanger des films, de la musique, etc., l’installation d’une extension à un navigateur pour la protection des renseignements personnels et la création d’une page Web.

Téléchargez le fascicule complet pour consulter l'ensemble des données.

Pour réaliser l'enquête, le CEFRIO a opté pour une approche de type « auto-évaluation ». Puisqu'il peut exister un décalage entre le niveau de compétences issu de l’auto-évaluation des individus et celui issu de l’observation de leurs comportements dans le cadre de la réalisation de tâches bien définies, il est important de nuancer les résultats.

 

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