Le commerce électronique en pleine croissance au Québec

Partenaires commerce électronique avril 2014

Avant un achat, le réflexe Internet

Que ce soit pour acheter en ligne ou en magasin, de plus en plus de Québécois ont le réflexe de se rendre sur Internet pour rechercher de l’information auprès de différentes sources.

Les sources d'information en ligne

En 2013, 85 % des internautes ont consulté au moins une source d’information en ligne avant d’effectuer un achat, que celui-ci soit en ligne ou en magasin. Les principales sources d’information utilisées sont le site du fabricant ou du vendeur lui-même (53 %) ainsi que les sites d’annonces classées et d’enchères (51 %).

On remarque que, parmi les internautes, les femmes consultent significativement plus les circulaires en ligne (43 % comparativement à 31 % des hommes), les réseaux sociaux (27 % comparativement à 18 %), les courriels promotionnels (23 % comparativement à 17 %) et les sites d’achats groupés (21 % comparativement à 15 %). Les hommes utilisent quant à eux davantage les codes QR (6 % comparativement à 2 % des femmes). Par ailleurs, la consultation des différentes sources Internet augmente avec le niveau de scolarité et le revenu familial annuel, à l’exception des médias sociaux. On ne note pas d’autres différences significatives.

Encore une fois, les habitudes changent selon l’âge. En effet, si la quasi-totalité des jeunes internautes se rendent sur Internet avant un achat (97 % des internautes de 18 à 24 ans et 94 % de ceux de 25 à 34 ans), ce réflexe est moins présent chez les internautes plus âgés, surtout ceux de 65 ans et plus, qui ne sont que 57 % à consulter au moins une source sur Internet avant d’effectuer un achat.

Comparaison de prix en ligne

Plus d’un internaute sur deux (55 %) utilise des outils d’aide à la décision sur Internet avant d’effectuer un achat, tels que des comparateurs de prix ou de produits. Ce taux est significativement plus élevé chez les internautes de 18 à 24 ans (72 %) et de 35 à 44 ans (65 %), ainsi que chez les hommes (60 %) et les non-francophones (69 %). En revanche, ici, ni la scolarité ni le revenu ne semblent avoir d’influence.

Comparaison de prix en magasin

En 2013, 13 % des adultes, soit 27 % des mobinautes, ont comparé en ligne un prix affiché en magasin à partir d’un appareil mobile.

Les sources d'influence en ligne

Les internautes se réfèrent aux avis et recommandations sur Internet

En 2013, 62 % des internautes québécois disent considérer les avis ou recommandations sur Internet. Il s’agit principalement des avis émanant d’amis, de contacts ou d’autres membres sur les réseaux sociaux (44 %), puis d’évaluations de consommateurs (40 %), d’avis d’experts (32 %) et, dans une moindre mesure, de blogueurs qu’ils suivent (11 %).

La publicité en ligne retient-elle l’attention des internautes ?

Un peu plus d’un internaute sur deux (56 %) prête attention aux contenus publicitaires d’Internet. Les publicités qui suscitent le plus d’intérêt sont les offres promotionnelles reçues par courriel (31 % des internautes québécois y prêtent attention), suivies de celles affichées sur un site Web (22 %) ou dans une boîte de courriel gratuite comme Gmail ou Hotmail (20 %), ou encore sur un réseau social (19 %). Les publicités audio et vidéo, diffusées avant ou pendant un clip vidéo, attirent l’attention de 17 % des internautes, soit un peu plus que les publicités apparaissant dans les résultats de recherche Google (16 %). Les publicités qui retiennent le moins l’attention des internautes sont les fenêtres publicitaires qui s’ouvrent dans le navigateur, ou pop-up (9 %).

Publicité en ligne et vidéos virales

3,5 millions de dollars, voilà le prix d’un spot publicitaire de 30 secondes au Super Bowl. Un montant qui ne se justifie pas seulement par l’audience télévisuelle le jour du match, mais aussi par l’espoir de devenir viral sur Internet, et ainsi augmenter significativement le nombre de vues de la vidéo. Au-delà du Super Bowl, le défi pour les publicités vidéo n’est pas d’apparaître avant les clips les plus vus sur YouTube, mais bien de générer elles-mêmes des millions de vues, par la qualité de leur contenu.

Source : CBS News, « Top 10 most viral Super Bowl commercials of all time », 11 janvier 2013 [http://cefr.io/9t].

Les internautes de 18 à 24 ans portent bien plus d’attention que les autres groupes d’âge aux publicités en ligne (78 % comparativement à 56 % pour la moyenne des internautes), notamment aux publicités audio ou vidéo (32 % comparativement à 17 % pour l’ensemble des internautes).

Vendre en ligne grâce aux médias sociaux

Plus de 40 % des internautes pensent que la présence des entreprises (grands détaillants comme petits commerçants indépendants ou entreprises Internet) sur les réseaux sociaux est importante. Cela dit, seuls 20 % d’entre eux suivent une marque sur les réseaux sociaux et 23 % consultent ces derniers avant un achat.

L’importance accordée aux réseaux sociaux tout comme les activités qui y sont liées diminuent avec l’âge de l’internaute, sauf pour ce qui est de suivre une marque sur les réseaux sociaux, où le taux le plus élevé se trouve chez les 25-44 ans, et non les 18-24 ans.

Par ailleurs, tandis que la plupart des activités sur Internet augmentent avec le niveau de scolarité, ce n’est pas le cas en matière de réseaux sociaux. En effet, l’importance accordée à ces médias ainsi que leur utilisation pour suivre une entreprise restent les mêmes quel que soit le niveau de diplôme, et le fait de consulter les réseaux sociaux avant d’effectuer un achat est même une activité qui baisse à mesure que le niveau de scolarité augmente : 28 % des internautes ayant un diplôme d’études primaires ou secondaires consultent ces médias avant un achat, comparativement à 22 % des diplômés du collégial et 18 % des universitaires.

Un utilisateur de médias sociaux américain sur quatre a acheté en ligne après avoir cliqué sur un lien… sur les médias sociaux
D’après la firme de consultation Javelin Strategy & Research, aux États-Unis, 12 % des utilisateurs de médias sociaux ont acheté un produit physique (comme de l’électronique ou des chaussures) à partir d’un lien sur un réseau social, 9 % ont téléchargé de la musique ou encore 8 % ont acheté un bon d’échange. Le rapport souligne que les acheteurs provenant de certains réseaux sociaux dépensent plus que d’autres. Ainsi, les internautes ayant acheté un produit après avoir cliqué sur un lien sur Pinterest ont dépensé en moyenne 124 $, par rapport à 55 $ pour Facebook.

Source : Internet Retailer, « How Pinterest tops Facebook in e-commerce », 6 janvier 2014 [http://cefr.io/9u].

 

 

 

 

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LAHMER

C'est un indice de l’évolution de la technologie au nivaeu CANAD , notamment la technologie d'information et de communication qui fait émergence de ce qu'on appelle le commerce électronique . J’espère bien que tous les payes au niveau mondial bénéficient de l’expérience canadienne dans ce volet ...... ( Merci pour tous les gens au niveau canada qui facilitent la transmission de ces statistique )

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